
Une paire d’haltères réglables bien choisie n’est pas une alternative au rabais, c’est une optimisation supérieure à un abonnement en salle en Suisse.
- L’investissement initial est souvent amorti en moins de 18 mois par rapport aux abonnements de fitness suisses.
- L’entraînement devient plus dense et efficace en éliminant les temps de transport et d’attente.
- Des programmes comme le Full Body, répétés 3 fois par semaine, offrent des résultats supérieurs pour la plupart des gens.
Recommandation : Avant de choisir le système de réglage de vos haltères (automatique ou à vis), définissez votre programme cible (le Full Body est idéal pour commencer) pour connaître votre besoin en rapidité de changement de charge.
Pour le locataire suisse, l’équation semble souvent insoluble : comment s’entraîner sérieusement à la maison sans sacrifier un précieux mètre carré ou engloutir son budget dans un abonnement en salle ? Le réflexe commun est de se tourner vers des solutions perçues comme « compactes » mais limitées, comme quelques élastiques ou un simple tapis de yoga, en se résignant à des entraînements peu intenses.
Face aux tarifs des salles de sport, qui peuvent rapidement grimper, l’idée de s’équiper chez soi devient séduisante. Mais l’image d’un banc de musculation encombrant et de racks de poids qui colonisent le salon est un frein majeur. On pense alors que le home-gym est un luxe réservé aux propriétaires de grandes maisons avec garage ou sous-sol dédié.
Et si la véritable clé n’était pas un compromis, mais une optimisation radicale ? Si une seule paire d’haltères réglables pouvait devenir un véritable système d’entraînement complet, plus rentable, plus flexible et finalement plus efficace qu’une salle de sport traditionnelle ? L’idée n’est pas de simplement « remplacer » la salle, mais de construire un écosystème d’entraînement plus intelligent, centré sur l’efficacité et la rentabilité.
Cet article n’est pas une simple liste d’exercices. C’est un guide stratégique pour vous, locataire suisse, qui vous montrera comment faire le bon choix financier, structurer vos entraînements pour des résultats maximaux avec seulement trois séances par semaine, et maîtriser les techniques qui transforment cet équipement minimaliste en une puissance maximale.
Pour les plus visuels d’entre vous, cette vidéo est une excellente source d’inspiration. Elle montre la transformation physique spectaculaire qu’il est possible d’atteindre avec de la rigueur et un programme bien structuré, prouvant que l’environnement d’entraînement n’est qu’un outil au service de la détermination.
Pour vous aider à naviguer dans cette approche complète, nous avons structuré ce guide en plusieurs étapes clés. Chaque section répond à une question précise que vous vous posez, de l’aspect financier à la technique d’exécution, pour faire de votre investissement une réussite totale.
Sommaire : Transformer vos haltères en une salle de sport à domicile
- Pourquoi une paire d’haltères de qualité revient moins cher qu’un an d’abonnement en salle ?
- Comment s’entraîner à l’échec musculaire avec des haltères sans risquer de se blesser seul ?
- Haltères automatiques ou à vis : quel système choisir pour des changements de poids rapides ?
- L’erreur de prise en main qui cause des tendinites au poignet chez 30% des débutants
- Dans quel ordre enchaîner les exercices haltères pour maximiser la dépense calorique ?
- Full Body ou Split Routine : quelle répartition choisir quand on ne peut s’entraîner que 3 fois par semaine ?
- Skis, vélo, paddle : quand la location est-elle financièrement plus intéressante que l’achat ?
- Kettlebell swing : comment maîtriser ce mouvement balistique pour brûler du gras sans casser son dos ?
Pourquoi une paire d’haltères de qualité revient moins cher qu’un an d’abonnement en salle ?
L’argument principal contre l’achat d’équipement de qualité est souvent le coût initial. Pourtant, une analyse simple de la « rentabilité musculaire » à moyen terme révèle une tout autre réalité, surtout dans le contexte suisse. Les abonnements en salle de sport, même les plus abordables, représentent une charge récurrente significative. Selon un comparatif récent, même une chaîne low-cost comme NonStop Gym implique un coût mensuel minimal de 49 CHF, soit 588 CHF par an.
En comparaison, l’achat d’une paire d’haltères réglables de haute qualité, comme le modèle NÜOBELL 2-32kg, représente un investissement unique d’environ 799 CHF. Bien que le montant initial soit supérieur à une année d’abonnement low-cost, l’équipement vous appartient. Il n’y a pas de frais cachés, pas d’augmentation annuelle, et surtout, il conserve une valeur de revente non négligeable sur des plateformes comme Ricardo.ch ou Anibis.ch.
Cette analyse financière, détaillée dans le tableau ci-dessous, montre clairement le point de bascule. Dès la deuxième année, l’avantage financier penche massivement en faveur de l’équipement à domicile. Sur trois ans, l’économie réalisée est de près de 1000 CHF par rapport à un abonnement de base. Ce calcul ne prend même pas en compte les coûts indirects : transport, boissons sur place, ou l’usure de matériel de sport supplémentaire.
Ce tableau met en lumière la différence entre une dépense et un investissement, comme le souligne une analyse comparative des coûts du fitness. L’abonnement est une location de service, tandis que les haltères sont un actif.
| Option | Coût année 1 | Coût total 3 ans | Avantages |
|---|---|---|---|
| NonStop Gym (49 CHF/mois) | 588 CHF | 1764 CHF | Accès 24/7, équipements variés |
| Activ Fitness (catégorie 1) | ~600 CHF | 1800 CHF | 124 studios en Suisse |
| Haltères NÜOBELL 2-32kg | 799 CHF | 799 CHF | Achat unique, valeur de revente |
Au-delà de l’aspect purement financier, le gain de temps et de place transforme cet investissement en un puissant outil d’optimisation de vie. Pour la majorité des adeptes du fitness à domicile, les haltères réglables sont non seulement plus économiques, mais aussi supérieurs en termes d’efficacité globale.
Comment s’entraîner à l’échec musculaire avec des haltères sans risquer de se blesser seul ?
L’un des piliers de la progression en musculation est le principe de surcharge progressive, qui implique souvent de s’approcher de l’échec musculaire. En salle, la présence d’un partenaire ou de machines sécurisées (comme une Smith machine) permet de repousser ses limites sans grand danger. Seul à la maison, la peur de rester coincé sous une charge, notamment lors d’un développé couché, est légitime et peut freiner l’intensité de l’entraînement.
La clé réside dans le concept d’autonomie sécurisée : utiliser des techniques d’intensification intelligentes qui simulent l’échec sans le risque associé à une répétition finale ratée. Il ne s’agit pas de s’arrêter avant d’avoir mal, mais de structurer la série pour atteindre une fatigue métabolique profonde de manière contrôlée.
Une bonne technique est primordiale, comme le montre l’illustration ci-dessous. Un positionnement stable sur le banc, des coudes à un angle sécuritaire (environ 75 degrés par rapport au torse) et une trajectoire maîtrisée sont les premiers remparts contre la blessure.

Une fois la forme maîtrisée, plusieurs méthodes permettent d’augmenter la « densité d’entraînement » en toute sécurité. Plutôt que de viser l’échec sur une seule longue série, on peut fragmenter l’effort. Voici quelques techniques éprouvées :
- Le Rest-Pause : Effectuez une série jusqu’à une ou deux répétitions de l’échec, posez les haltères, prenez 10 à 15 secondes de respiration profonde, puis réalisez quelques répétitions supplémentaires. Répétez 2 à 3 fois.
- Le Drop Set : Dès que vous atteignez l’échec sur une charge, réduisez immédiatement le poids (facile avec des haltères automatiques) et continuez la série avec une charge plus légère sans temps de repos.
- Le Tempo lent : Utilisez une charge correspondant à 75% de votre maximum et concentrez-vous sur un rythme d’exécution très lent, par exemple 3 secondes pour la descente (phase excentrique), 1 seconde de pause, et 3 secondes pour la montée (phase concentrique). La brûlure musculaire arrivera bien avant l’échec technique.
Haltères automatiques ou à vis : quel système choisir pour des changements de poids rapides ?
Une fois la décision d’investir prise, la question la plus cruciale se pose : quel type d’haltère réglable choisir ? Le marché se divise principalement en deux catégories : les systèmes traditionnels à vis et les systèmes automatiques (à cadran ou à rotation). Pour un locataire cherchant l’optimisation, ce choix n’est pas anodin, car il impacte directement la densité et la fluidité de l’entraînement.
Les haltères à vis, bien que très abordables, présentent un inconvénient majeur : le temps de changement de poids. Dévisser les quatre écrous, changer les disques, puis tout revisser peut prendre entre 30 et 60 secondes. Ce temps mort casse le rythme, diminue la fréquence cardiaque et rend les techniques d’intensification comme les « drop sets » quasiment impossibles à réaliser correctement.
C’est ici que les systèmes automatiques révèlent leur supériorité. Comme le souligne un guide d’achat spécialisé, leur principal atout est la rapidité :
Un système innovant de réglage de la charge à l’aide d’un ou de deux contrôleurs latéraux en font une solution très simple lors du réglage du poids nécessaire. Ainsi, vous n’avez pas besoin de passer du temps entre deux exercices à charger et décharger les disques.
– PowerGym.fr, Guide d’achat haltères réglables
Cette rapidité n’est pas un simple confort, c’est un avantage stratégique. Elle permet de maintenir une intensité élevée et d’enchaîner les exercices en supersets ou en circuits, ce qui est idéal pour des séances courtes et efficaces. Pour un appartement, le critère sonore est également important : les systèmes comme NÜOBELL ou PowerBlock sont quasi silencieux, contrairement au cliquetis métallique des disques sur un haltère à vis. De plus, des modèles comme les Nuobell sont souvent plus compacts à poids équivalent que les Bowflex, un détail crucial pour les exercices de développé où l’amplitude est importante.
Le tableau suivant, basé sur des données compilées de plusieurs guides d’achat, résume les points clés pour vous aider à faire un choix éclairé.
| Système | Temps de changement | Prix moyen | Niveau sonore | Durabilité |
|---|---|---|---|---|
| NÜOBELL (rotation) | 2-3 secondes | 599-799€ | Très silencieux | Excellente |
| Bowflex (cadran) | 5-10 secondes | 499-599€ | Modéré | Bonne |
| Système à vis | 30-60 secondes | 100-300€ | Bruyant (cliquetis) | Variable |
| PowerBlock | 5 secondes | 400-600€ | Silencieux | Très robuste |
Votre plan d’action pour choisir vos haltères
- Définir le besoin en charge : Analysez les exercices que vous ferez le plus. Avez-vous besoin de 32kg pour des squats ou 12kg suffisent pour des élévations latérales ? Cela définit la plage de poids nécessaire.
- Évaluer le type d’entraînement : Ferez-vous des « drop sets » ou des circuits (besoin de rapidité) ou des séries classiques avec de longues pauses (système à vis possible) ?
- Mesurer l’espace de rangement : Vérifiez les dimensions du socle et des haltères au poids maximum. S’intègrent-ils discrètement dans votre salon ou votre chambre ?
- Fixer le budget : Comparez le coût unique de l’équipement au coût annuel d’un abonnement en salle pour mettre le prix en perspective.
- Consulter les avis : Lisez les retours d’utilisateurs sur la durabilité et la fluidité du mécanisme de sélection sur le long terme.
L’erreur de prise en main qui cause des tendinites au poignet chez 30% des débutants
S’équiper est une chose, mais utiliser correctement son matériel en est une autre. Une erreur fréquente, et pourtant simple à corriger, est à l’origine de nombreuses tendinites au poignet : le « poignet cassé ». Cela se produit lorsque, sous l’effet de la charge, le poignet s’hyper-étend vers l’arrière, créant une ligne brisée entre la main et l’avant-bras. Cette mauvaise posture met une pression énorme sur les tendons et les ligaments de l’articulation.
Le principe fondamental est de maintenir un alignement parfait poignet-avant-bras. Votre poing et votre avant-bras doivent former une ligne droite et rigide, comme si vous étiez sur le point de donner un coup de poing. L’haltère doit reposer au creux de la paume, et la force doit être transmise directement à travers la structure osseuse de votre bras, et non supportée par la flexion de votre poignet.
L’image ci-dessous illustre parfaitement la différence entre une prise correcte et une prise à risque. Observez comment, dans la bonne posture, le poignet est neutre et fort, verrouillé dans l’axe de l’avant-bras. C’est ce verrouillage qui protège l’articulation.

Pour intégrer ce réflexe et prévenir les douleurs, un protocole simple peut être mis en place. Il ne s’agit pas seulement de « penser » à bien tenir l’haltère, mais de préparer et renforcer toute la chaîne articulaire impliquée.
- Échauffement spécifique : Avant de soulever lourd, effectuez quelques séries légères de « kickbacks » pour les triceps, un exercice qui échauffe bien les coudes, et des rotations de poignets pour préparer les articulations.
- Utilisation de bandes de poignets : Pour les exercices très lourds comme le développé couché ou le rowing, des bandes de soutien peuvent offrir un support externe et aider à maintenir l’alignement.
- Privilégier la prise neutre (marteau) : Sur des exercices comme le curl ou le développé, une prise où les paumes se font face (prise marteau) est souvent moins stressante pour les poignets.
- Renforcement des extenseurs : Intégrez des exercices de flexion et d’extension des poignets avec des charges très légères en fin de séance pour renforcer les muscles stabilisateurs.
Dans quel ordre enchaîner les exercices haltères pour maximiser la dépense calorique ?
Posséder des haltères réglables, c’est avoir accès à une centaine d’exercices potentiels. Mais le secret d’un entraînement efficace ne réside pas dans la variété, mais dans l’organisation intelligente des mouvements. Enchaîner les exercices au hasard est le meilleur moyen de s’épuiser nerveusement avant d’avoir obtenu une stimulation musculaire ou métabolique optimale. Pour maximiser la dépense calorique et le développement musculaire, il faut suivre une structure logique.
La règle d’or est de commencer par les exercices les plus exigeants, qu’ils soient techniquement complexes ou qu’ils sollicitent les plus grands groupes musculaires. Ces mouvements poly-articulaires sont les plus rentables en termes de « dépense énergétique » et de réponse hormonale. On termine la séance par des mouvements d’isolation ou des « finishers » métaboliques pour vider complètement les batteries.
Un entraînement avec haltères peut parfaitement suivre cette logique, en imitant la structure d’une séance en salle. Un ordre efficace, tel que recommandé par une ressource spécialisée en programmes maison, serait le suivant :
- Commencer par les jambes et le gainage : Un exercice comme le Goblet Squat est idéal. Il engage les quadriceps, les fessiers, mais aussi la sangle abdominale pour la stabilisation. Il prépare le corps à l’effort sans nécessiter une charge extrême.
- Enchaîner avec le grand mouvement poly-articulaire : Le Soulevé de Terre Roumain avec haltères est parfait. Il cible toute la chaîne postérieure (ischios, fessiers, dos) et l’amplitude plus grande qu’avec une barre augmente rapidement la fatigue.
- Passer aux mouvements du haut du corps : Une fois les gros groupes du bas du corps travaillés, on peut se concentrer sur les poussées (Développé couché ou incliné, développé militaire) et les tirages (Rowing buste penché).
- Terminer par un « finisher » métabolique : C’est le coup de grâce. Il peut s’agir d’un complexe où l’on enchaîne 4-5 mouvements sans poser les haltères (ex: 5 rowings, 5 épaulés, 5 développés, 5 squats) ou d’un exercice intense comme le Devil Press pour un nombre de répétitions élevé (ex: 30 répétitions pour le temps).
Cette structure garantit que vous utilisez votre énergie de manière optimale, en vous concentrant sur les exercices les plus « payants » lorsque vous êtes frais, et en utilisant la fatigue accumulée pour créer un stress métabolique intense en fin de séance.
Full Body ou Split Routine : quelle répartition choisir quand on ne peut s’entraîner que 3 fois par semaine ?
C’est le grand débat de la musculation : vaut-il mieux entraîner tout le corps à chaque séance (Full Body) ou diviser le travail par groupes musculaires (Split Routine) ? Pour notre cible – un locataire suisse avec une contrainte de 3 séances par semaine – la réponse est beaucoup moins ambiguë qu’il n’y paraît. Le Full Body est le système d’optimisation par excellence.
La raison principale est la fréquence de stimulation. En Full Body, chaque groupe musculaire est travaillé, même modérément, trois fois par semaine. Cette stimulation répétée est un signal puissant pour l’adaptation musculaire et la dépense calorique. Dans un Split classique (ex: Pectoraux/Triceps, Dos/Biceps, Jambes), chaque muscle n’est sollicité qu’une seule fois. Si vous manquez une séance, un groupe musculaire entier n’est pas travaillé pendant 14 jours !
L’étude de cas d’un programme « ABA BAB » illustre parfaitement la puissance de cette approche. Comme l’explique un coach spécialisé dans l’entraînement maison, vous n’avez besoin que de deux séances différentes (Séance A et Séance B) que vous alternez. Semaine 1, vous faites A-B-A. Semaine 2, vous faites B-A-B. C’est simple, durable, et incroyablement efficace. Cela assure une stimulation musculaire complète et équilibrée sur le long terme.
Le tableau suivant résume les avantages et inconvénients de chaque approche dans le contexte de 3 séances hebdomadaires.
| Aspect | Full Body | Split (Haut/Bas) |
|---|---|---|
| Fréquence par muscle | 3x par semaine | 1.5x par semaine |
| Volume par séance | Modéré (6-8 exercices) | Élevé (8-10 exercices) |
| Récupération | 48h entre séances | 3-4 jours par muscle |
| Idéal pour | Débutants, maintien, perte de poids | Intermédiaires visant l’hypertrophie ciblée |
| Compatibilité sports outdoor | Excellente (on n’est jamais « cassé ») | Bonne (mais difficile de skier le lendemain d’une séance jambes) |
Pour quelqu’un qui pratique peut-être aussi des sports d’extérieur le week-end (ski, randonnée, paddle), le Full Body présente l’avantage majeur de ne jamais provoquer de courbatures invalidantes sur un seul groupe musculaire. La fatigue est globale mais gérable, permettant de rester actif au quotidien.
Skis, vélo, paddle : quand la location est-elle financièrement plus intéressante que l’achat ?
La philosophie d’optimisation qui s’applique aux haltères peut être étendue à tous les équipements de sport et de loisirs. En tant que locataire suisse, où l’espace de stockage (cave, galetas) est souvent limité et coûteux, la question « acheter ou louer ? » est permanente. La réponse n’est pas idéologique mais purement mathématique et pragmatique.
Une règle empirique souvent citée dans le domaine des sports d’hiver, mais applicable à beaucoup d’autres activités, est celle des 15 jours d’utilisation par an. En dessous de ce seuil, la location est presque toujours plus avantageuse financièrement. Au-delà, l’achat commence à devenir rentable. Cette règle simple est un bon point de départ, mais une décision éclairée doit prendre en compte d’autres facteurs spécifiques au contexte helvétique.
Pour faire le bon choix entre l’achat et la location de votre équipement sportif, voici une liste de critères à évaluer :
- Calculer le coût total de possession : L’achat ne se limite pas au prix initial. Il faut inclure l’entretien (fartage des skis, révision du vélo), les réparations, et surtout le coût du stockage. Si vous devez louer un box supplémentaire pour votre matériel, ce coût doit être intégré au calcul.
- Tenir compte de la croissance (pour les enfants) : Pour les enfants, l’achat est rarement judicieux. La location saisonnière ou annuelle est la solution la plus économique et la plus pratique pour s’adapter à leur croissance rapide.
- Évaluer la fréquence et la variété de la pratique : Si vous aimez varier les plaisirs (ski de piste un week-end, ski de randonnée le suivant), la location vous donne accès à du matériel de pointe et adapté à chaque condition, sans l’encombrement de multiples paires de skis.
- Factoriser la valeur de revente : Le marché de l’occasion en Suisse est très dynamique. Avant d’acheter, consultez des plateformes comme Ricardo.ch ou Anibis.ch pour estimer la valeur de revente potentielle de l’équipement après 2 ou 3 saisons. Un équipement qui se revend bien est un investissement moins risqué.
Cette approche pragmatique vous évite d’encombrer votre appartement avec du matériel qui ne sert que quelques jours par an. C’est la même logique que pour les haltères réglables : on ne cherche pas à posséder le plus d’objets, mais à avoir l’accès le plus efficace et rentable à la pratique sportive.
À retenir
- Un investissement initial dans des haltères réglables est plus rentable qu’un abonnement en salle en Suisse sur une période de 2 à 3 ans.
- La sécurité en solo passe par des techniques d’intensification (Rest-Pause, Drop Set) plutôt que par la recherche de l’échec total.
- Pour 3 séances par semaine, un programme en Full Body est plus efficace pour la stimulation musculaire globale et la flexibilité de l’emploi du temps.
Kettlebell swing : comment maîtriser ce mouvement balistique pour brûler du gras sans casser son dos ?
Le kettlebell swing est l’un des exercices les plus efficaces pour développer la puissance, l’endurance cardiovasculaire et brûler des graisses. Mais que faire si l’on ne possède qu’une paire d’haltères ? Bonne nouvelle : le mouvement fondamental peut être parfaitement exécuté avec un seul haltère, tenu verticalement par une extrémité. L’important n’est pas l’outil, mais la maîtrise du geste.
Contrairement à une idée reçue, le swing n’est pas un mouvement de bras ou de dos. C’est un mouvement de hanche. La puissance vient de l’explosion des fessiers et des ischio-jambiers qui propulsent le poids vers l’avant, les bras ne servant qu’à guider la charge. Comme le rappelle un expert en préparation physique, la nature balistique de ce mouvement est unique :
Les kettlebells se distinguent par le fait qu’elles permettent des mouvements balistiques, c’est-à-dire des balancements, avec accélération puis relâchement. L’effort nécessaire à leur maniement favorise l’explosivité globale et la force du tronc.
– Entrainement-sportif.fr, Guide exercices haltères et kettlebell
Pour le maîtriser en toute sécurité et en tirer tous les bénéfices sans risquer une hernie discale, il faut suivre un protocole d’apprentissage strict, basé sur le « hip hinge » (charnière de hanche).
- Maîtriser le Romanian Deadlift (RDL) : C’est le mouvement de base. Debout, les pieds largeur d’épaules, descendez le buste en poussant les hanches loin derrière, le dos parfaitement droit, comme si vous vouliez toucher un mur avec vos fesses. Les genoux sont à peine fléchis. Remontez en contractant puissamment les fessiers. C’est 90% du swing.
- Pratiquer le « Dumbbell Swing » : Tenez un haltère verticalement par le disque supérieur. Appliquez le mouvement de RDL de manière plus dynamique. Propulsez les hanches vers l’avant avec force. L’haltère doit monter à hauteur de poitrine par la seule force de cette impulsion, pas par une élévation des bras.
- Focaliser sur l’activation : Le moteur, ce sont les fessiers et les ischios. Le dos doit rester neutre et gainé, il transmet la force mais ne la crée pas. Si vous sentez une douleur dans les lombaires, c’est que vous soulevez avec le dos. Arrêtez, diminuez la charge et revoyez la technique.
- Envisager un mini-coaching : Si vous avez des doutes, investir dans une seule séance d’initiation dans une box de CrossFit ou avec un coach personnel peut être l’investissement le plus rentable pour maîtriser ce geste complexe et éviter des années de douleurs.
Votre appartement n’est plus une contrainte, mais le terrain de jeu de votre optimisation. En appliquant ces principes, vous êtes maintenant équipé pour transformer une simple paire d’haltères en un système d’entraînement complet, économique et parfaitement adapté à votre vie. Il est temps de passer à l’action : évaluez vos besoins avec la checklist fournie et commencez à bâtir votre premier programme d’entraînement Full Body dès aujourd’hui.
Questions fréquentes sur Comment transformer une paire d’haltères réglables en salle de sport complète à la maison ?
Quel poids choisir pour des haltères réglables quand on débute ?
Pour un homme débutant, une paire allant jusqu’à 20-25 kg est un excellent point de départ. Pour une femme, une plage jusqu’à 12-16 kg est souvent suffisante pour la majorité des exercices. L’idéal est un système qui permet des petits incréments (1 ou 2 kg) pour une progression en douceur. Des modèles comme les NÜOBELL 2-20kg ou les Bowflex 552i sont des standards du marché.
Peut-on vraiment prendre de la masse musculaire avec seulement des haltères ?
Absolument. La croissance musculaire (hypertrophie) répond à trois facteurs principaux : la tension mécanique, le stress métabolique et la progression. Une paire d’haltères réglables permet de jouer sur ces trois tableaux. Vous pouvez augmenter la charge (tension et progression) et utiliser des techniques comme les drop sets ou les tempos lents pour augmenter le stress métabolique. Le corps ne fait pas la différence entre un haltère et une machine, il ne ressent qu’une résistance à surmonter.
L’absence de barre pour les squats lourds est-elle un problème ?
Non, c’est une opportunité. Si vous ne pouvez pas faire de back squat à 100 kg, vous pouvez le compenser par des variantes plus techniques et unilatérales qui sont excellentes pour la stabilité et la force fonctionnelle. Les Goblet Squats, les Fentes (Bulgarian Split Squats notamment) ou les Pistol Squats assistés sont des exercices extrêmement exigeants qui peuvent être réalisés avec des charges modérées tout en construisant des jambes très fortes et équilibrées.