Publié le 21 mai 2024

En résumé :

  • Votre mal de dos au squat est souvent le symptôme d’un manque de mobilité des chevilles, qui force votre colonne à compenser.
  • Pour le ski, privilégiez le Front Squat : il reproduit une posture plus droite, protège vos lombaires et est plus efficace pour la descente.
  • Le Hip Thrust est indispensable pour activer votre « moteur fessier », source de puissance en ski, et décharger votre dos.
  • La correction du valgus du genou (genoux qui rentrent) avec des bandes élastiques est cruciale pour prévenir les ruptures du ligament croisé (LCA).

Chaque automne, le rituel est le même pour des milliers de passionnés en Suisse : on ressort le matériel de ski, on rêve de poudreuse et on se lance dans la préparation physique. Au cœur de cette préparation, le squat est roi. Pourtant, pour beaucoup, cet exercice se transforme en source de frustration avec l’apparition d’une douleur lancinante dans le bas du dos. On vous a sûrement répété à l’envi de « garder le dos droit » ou de « ne pas mettre trop lourd », mais le problème persiste, sapant votre motivation et compromettant votre saison avant même qu’elle n’ait commencé.

Cette douleur est un signal d’alarme. Mais si le véritable coupable n’était pas votre dos ? Si cette douleur n’était que la conséquence visible d’un problème bien plus profond, ancré dans vos fondations ? La clé ne se trouve pas dans le renforcement obsessionnel des lombaires, mais dans la compréhension de la chaîne cinétique complète, des pieds à la tête. La plupart des douleurs de dos liées au squat proviennent en réalité d’un déficit de mobilité au niveau des chevilles ou d’un manque d’activation des fessiers.

Cet article va au-delà des conseils de surface. En tant que coach spécialisé dans la préparation aux sports d’hiver, je vous propose de déconstruire les erreurs fondamentales qui provoquent vos douleurs. Nous allons analyser pourquoi vos chevilles sont le point de départ de tout, quel type de squat est réellement fait pour un skieur, comment réveiller le puissant moteur de vos fessiers et comment protéger vos genoux pour dévaler les pentes en toute sécurité et performance. Oubliez la fatalité de la douleur et préparez-vous à construire des fondations solides pour l’hiver.

Pour vous guider pas à pas dans cette correction technique, nous aborderons les points essentiels qui transformeront votre approche de la préparation physique. Voici le programme pour bâtir un corps à l’épreuve des pistes.

Pourquoi vos talons décollent-ils et comment cela détruit votre équilibre ?

Si vos talons se soulèvent du sol pendant la descente en squat, ne cherchez plus : c’est le premier signe d’un manque de mobilité de cheville, plus spécifiquement d’une dorsiflexion limitée. La dorsiflexion est la capacité à ramener la pointe de votre pied vers le tibia. En ski, c’est ce qui vous permet de presser sur les languettes de vos chaussures. Si cette flexion est insuffisante, votre corps doit trouver une compensation pour descendre. Le poids de votre corps se déplace vers l’avant, vos genoux avancent excessivement, et pour ne pas basculer, votre dos s’arrondit. C’est cette compensation qui crée une pression énorme et dangereuse sur vos vertèbres lombaires.

Considérez votre corps comme une tour : si les fondations (les chevilles) sont instables, tout l’édifice est compromis. Les préparateurs de l’équipe nationale suisse de ski alpin l’ont bien compris. Leur protocole impose des tests réguliers de dorsiflexion, exigeant un minimum de 12,5 cm de distance entre le mur et les orteils lors du test du genou au mur. Cette approche systématique a directement contribué à réduire les blessures au sein de l’équipe. Il ne s’agit pas d’un détail, mais du prérequis fondamental pour tout mouvement de flexion des membres inférieurs. Heureusement, cette mobilité se travaille très bien. Une étude a même montré que seulement 3 x 30 secondes d’auto-massage des mollets peuvent augmenter significativement la dorsiflexion juste avant une séance.

Votre plan d’action pour tester et améliorer la mobilité de vos chevilles

  1. Testez votre mobilité : Placez votre pied à 10 cm d’un mur. Essayez de toucher le mur avec votre genou en gardant le talon fermement ancré au sol. Si vous échouez, votre mobilité est à travailler en priorité.
  2. Travaillez la dorsiflexion : Intégrez des fentes murales (3 séries de 8 répétitions par jambe) dans vos échauffements, en cherchant à gagner quelques millimètres à chaque séance.
  3. Relâchez les tensions : Massez vos mollets avec un rouleau de massage pendant au moins 2 minutes par jambe avant ou après l’entraînement pour libérer les nœuds musculaires.
  4. Renforcez en excentrique : Pratiquez des extensions de mollets sur une marche, en contrôlant la descente. Quatre semaines de cet exercice suffisent à améliorer la mobilité.
  5. Créez une routine : Intégrez un exercice de mobilité dans chaque échauffement et un autre en phase de récupération pour des progrès durables.

En investissant du temps dans vos chevilles, vous ne résolvez pas seulement votre douleur de dos, vous construisez la base d’une technique de ski plus efficace et plus sûre.

Front Squat ou Back Squat : lequel est le plus sûr pour vos lombaires ?

Le Back Squat (barre sur les trapèzes) est l’exercice de force le plus connu. Cependant, pour un skieur, et surtout pour quelqu’un souffrant de douleurs lombaires, il n’est pas toujours le plus adapté. Sa mécanique impose une inclinaison du buste vers l’avant qui, si elle est mal maîtrisée ou si la mobilité de hanche est limitée, met une charge de cisaillement importante sur les vertèbres lombaires. C’est une position que l’on retrouve rarement en ski.

À l’inverse, le Front Squat (barre tenue sur l’avant des épaules) force le tronc à rester beaucoup plus droit, presque vertical. Cette posture est incroyablement similaire à la position de schuss ou à la flexion que vous adoptez dans un champ de bosses. Le transfert postural est donc excellent. En maintenant le torse droit, vous réduisez drastiquement les contraintes sur le bas du dos et vous ciblez davantage les quadriceps et la sangle abdominale, essentiels pour l’endurance en ski. Certes, vous soulèverez moins lourd en Front Squat, mais l’objectif n’est pas de battre des records de force brute, mais de construire une force fonctionnelle et transférable aux pistes, tout en protégeant votre dos.

Comparaison visuelle de la position de la colonne vertébrale entre front squat et back squat, montrant un dos plus droit en front squat.

Le choix est donc clair pour un programme de préparation au ski intelligent. Le Dr Stéphane Cascua, médecin du sport, met en garde contre les risques du Back Squat mal exécuté :

Trop de flexion, trop d’instabilité de la barre et vous risquez la blessure lombaire, voire la hernie discale. Commencez à faire le mouvement à vide en maîtrisant la position des vertèbres.

– Dr Stéphane Cascua, Docdusport

Le tableau suivant résume les points clés pour vous aider à structurer votre entraînement.

Front Squat vs Back Squat : le match pour le skieur
Critère Front Squat Back Squat
Position du tronc Verticale (comme en schuss) Inclinée vers l’avant
Risque lombaire Minimal Élevé si mauvaise technique (hernie discale)
Transfert au ski Excellent (posture de descente) Moyen
Charge maximale Plus faible Plus élevée
Recommandation pour skieur 80% du programme 20% du programme

Squat ou Hip Thrust : lequel privilégier si vous avez les fesses plates ?

L’expression « fesses plates » peut faire sourire, mais elle cache souvent une réalité biomécanique préoccupante pour un skieur : une amnésie des fessiers. Vos muscles fessiers (le grand, moyen et petit glutéal) devraient être le moteur le plus puissant de votre corps. S’ils ne sont pas suffisamment activés, d’autres muscles, notamment ceux du bas du dos et les quadriceps, prennent le relais. Résultat : une surcharge lombaire et un manque de puissance pour absorber les terrains ou relancer en sortie de virage.

Le squat est un excellent exercice, mais il est souvent dominé par les quadriceps, surtout si la technique n’est pas parfaite. Pour réveiller spécifiquement le « moteur fessier », le Hip Thrust (relevé de bassin avec une barre sur les hanches) est inégalé. Cet exercice isole les fessiers et leur apprend à générer de la force en extension de hanche, un mouvement crucial pour la puissance explosive nécessaire en sortie de poudreuse ou pour se redresser après une forte compression. Il ne s’agit pas de choisir l’un ou l’autre, mais de les combiner intelligemment.

Étude de cas : La complémentarité dans le programme des skieurs suisses

Les préparateurs physiques de l’équipe nationale suisse ne opposent pas ces deux exercices ; ils les rendent complémentaires. Leur protocole d’entraînement combine le Hip Thrust pour la puissance explosive et le Squat pour l’endurance en position fléchie. Une séance type pourrait inclure 3 séries de 12 Hip Thrusts avec une charge progressive, suivies de 4 séries de 15 à 20 Squats pour travailler la résistance musculaire. Cette approche duale permet aux athlètes de développer à la fois la capacité à générer une force maximale sur un court instant et à maintenir un effort soutenu tout au long d’une descente ou d’une journée complète en station.

En intégrant le Hip Thrust, vous ne faites pas que sculpter votre physique, vous rééquilibrez votre chaîne musculaire, soulagez votre dos et débloquez une source de puissance que vous ne soupçonniez peut-être pas.

L’erreur des genoux qui rentrent vers l’intérieur qui menace vos ligaments croisés

Vous avez corrigé vos chevilles et votre dos est droit, mais une autre erreur sournoise menace votre intégrité physique : le valgus dynamique du genou. Il s’agit de ce moment, souvent en phase de fatigue, où vos genoux « rentrent » vers l’intérieur lors de la flexion ou de la poussée. Ce mouvement place une contrainte énorme sur le ligament croisé antérieur (LCA), le stabilisateur principal du genou. En ski, c’est l’un des mécanismes de blessure les plus fréquents, responsable de ruptures du LCA qui peuvent signer la fin d’une saison.

Ce défaut technique est souvent dû à une faiblesse des muscles fessiers (en particulier le moyen fessier), qui ne parviennent plus à stabiliser le fémur en rotation externe. Selon les statistiques de la Suva, près de 90% des ruptures du LCA surviennent lors de la pratique du ski ou du football en Suisse, soulignant l’importance critique de la prévention. La bonne nouvelle, c’est que ce défaut se corrige très efficacement avec un outil simple : une mini-bande élastique.

Démonstration de l'utilisation d'une bande élastique autour des genoux pendant un squat pour corriger le valgus.

En plaçant une bande élastique juste au-dessus ou en dessous de vos genoux pendant vos squats (à vide ou avec une charge légère), vous créez une tension qui vous force à engager activement vos fessiers pour maintenir vos genoux alignés avec vos pieds. Cet exercice de biofeedback est redoutablement efficace. Il ne s’agit pas seulement de « forcer » les genoux vers l’extérieur, mais d’apprendre à votre cerveau à activer les bons muscles stabilisateurs automatiquement. C’est un investissement direct dans la longévité de vos genoux. Intégrez des séries de squats avec bande dans votre échauffement pour graver ce nouveau schéma moteur.

Quand commencer les séries longues de squats pour être prêt pour la saison de ski en décembre ?

La force maximale, c’est bien. Mais en ski, ce qui fait la différence entre une belle première descente et une journée complète de plaisir, c’est l’endurance de force. C’est votre capacité à maintenir une contraction musculaire efficace pour absorber les vibrations et enchaîner les virages, descente après descente. Pour développer cette qualité, les séries courtes et lourdes ne suffisent pas. Il faut intégrer des séries longues (20-30 répétitions) dans votre préparation. Mais quand et comment ?

Une bonne planification, ou périodisation, est essentielle. Inutile de commencer les séries d’endurance en septembre. La préparation doit suivre une progression logique pour arriver à votre pic de forme au moment où vous chausserez les skis. Commencez par construire une base de force solide, puis transitionnez progressivement vers l’endurance spécifique.

Un bon indicateur de votre niveau d’endurance est le fameux « test de la chaise » (wall-sit), utilisé notamment par les moniteurs de ski pour évaluer leurs élèves. Si vous parvenez à tenir la position deux minutes, vous disposez d’une base d’endurance suffisante pour une journée de ski sans finir avec les cuisses en feu. Si vous échouez, les séries longues doivent devenir votre priorité pendant 4 à 8 semaines. Une technique avancée comme les « cluster sets » (par exemple, 3 séries de 10 répétitions avec seulement 15 secondes de repos entre chaque) est également excellente pour simuler l’alternance d’effort intense (virages) et de récupération relative (traversées) que l’on retrouve dans une descente comme celle de Crans-Montana.

Le calendrier suivant vous propose un modèle de planification simple et efficace pour arriver prêt en décembre.

Calendrier de préparation physique pour la saison de ski
Période Objectif Format squats Fréquence
Septembre-Octobre Force maximale 4×8 reps à 80% max 2x/semaine
Novembre Transition endurance 3×15 reps à 60% max 3x/semaine
Décembre Endurance spécifique 3×20-30 reps + cluster sets 2x/semaine
Pendant la saison Maintien 2×15 reps modérées 1x/semaine

Pourquoi fléchir les chevilles est plus important que de fléchir les genoux ?

Dans l’imaginaire collectif du ski, le conseil le plus courant est « fléchis les genoux ». S’il n’est pas faux, il est terriblement incomplet et peut même être contre-productif. Le véritable point de départ du mouvement, le geste qui initie une conduite de courbe précise et puissante, c’est la flexion de la cheville (la fameuse dorsiflexion). C’est ce mouvement qui vous permet de venir mettre en pression la languette de votre chaussure de ski.

Cette pression est le secret du pilotage. Elle transfère votre poids vers l’avant du ski, engageant la spatule et permettant au ski de mordre la neige pour carver. Si vous initiez le mouvement par les genoux sans fléchir les chevilles, vous vous retrouvez inévitablement « assis » en position arrière, subissant la pente au lieu de la dominer. C’est une position de survie, énergivore et peu efficace, qui met également plus de pression sur vos quadriceps et votre dos. Marcel Hardy, physiothérapeute de l’équipe nationale de ski acrobatique, le résume parfaitement :

L’action commence à la cheville. Une bonne flexion de cheville permet de presser la languette de la chaussure, ce qui est le secret pour piloter ses skis et carver, au lieu de subir la pente en position arrière.

– Marcel Hardy, Physiothérapeute équipe nationale de ski acrobatique

Pour développer cette aptitude, le travail ne se fait pas sur les pistes, mais en amont. Le « test du mur suisse » est un excellent exercice : placez votre pied à 10-12 cm du mur et cherchez à le toucher avec votre genou sans décoller le talon. Des auto-massages de la voûte plantaire avec une balle de tennis et des étirements des mollets sont également cruciaux pour libérer le mouvement. En salle, des exercices sur surface instable (comme un BOSU) amélioreront votre proprioception et la capacité de votre cheville à s’ajuster en permanence. Penser « cheville d’abord » est un changement de paradigme qui transformera votre technique de ski.

Marche ou course : pourquoi marcher dans les côtes raides est une stratégie de gagnant ?

Pour le skieur-randonneur ou le trailer qui prépare sa saison, l’entraînement ne se limite pas à la salle de musculation. Les sorties en montagne sont essentielles. Face à une pente raide, l’ego pousse souvent à vouloir courir à tout prix. Pourtant, les athlètes d’élite vous le diront : dans les pourcentages élevés, marcher est une stratégie bien plus intelligente. Pourquoi ? Pour une question d’économie énergétique.

Courir dans une pente escarpée fait grimper le rythme cardiaque en flèche, vous faisant basculer rapidement en zone anaérobie. Vous brûlez alors vos précieuses réserves de glycogène à une vitesse folle. Marcher d’un pas rapide et puissant vous permet de rester en zone aérobie, un effort que vous pouvez soutenir bien plus longtemps. Comme le montrent les stratégies des coureurs d’élite sur la mythique course Sierre-Zinal, l’objectif n’est pas d’être le plus rapide dans la montée, mais d’arriver au sommet avec suffisamment d’énergie pour être efficace et lucide dans la descente. C’est exactement le même principe en ski de randonnée.

Pour optimiser cette marche en montée, les guides suisses enseignent une technique simple mais redoutable sur les sentiers escarpés du Jura et des Préalpes : la poussée avec les mains sur les genoux. Cette méthode, également utilisée par les compétiteurs de la Patrouille des Glaciers, permet de transférer une partie de l’effort sur les bras, de soulager les muscles du dos et d’augmenter la puissance de chaque pas. Vous transformez votre corps en un véritable 4×4, capable de maintenir un effort soutenu sans vous « mettre dans le rouge ». Adopter cette stratégie, c’est passer d’une logique de force brute à une logique d’endurance et d’efficacité, la marque des vrais montagnards.

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À retenir

  • La douleur lombaire au squat est rarement un problème de dos. C’est le signal d’un manque de mobilité des chevilles qui force votre colonne à compenser.
  • Pour un skieur, le Front Squat est techniquement plus sûr et fonctionnellement plus pertinent que le Back Squat, car il protège les lombaires et imite la posture de descente.
  • Le valgus du genou (« genoux qui rentrent ») est une bombe à retardement pour vos ligaments croisés. Le corriger avec des bandes élastiques est une assurance vie pour vos articulations.

Quel programme de musculation choisir pour un physique athlétique sans y passer 2h par jour ?

Nous avons vu les points techniques clés, mais comment les assembler dans une routine efficace qui s’intègre dans un emploi du temps chargé ? La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de passer des heures à la salle. La clé est la consistance et le choix d’exercices polyarticulaires qui travaillent plusieurs groupes musculaires simultanément. Une préparation intelligente vise la qualité, pas la quantité. L’objectif est simple : renforcer les chaînes musculaires spécifiques au ski pour améliorer la performance et, surtout, réduire le risque de blessure. Il ne faut pas oublier que, selon les statistiques helvétiques récentes, près de 50 000 skieurs se blessent chaque année en Suisse. Une préparation minimale n’est pas une option, c’est une nécessité.

Un programme efficace doit reposer sur des mouvements fondamentaux : une flexion de jambes (squat), une extension de hanche (soulevé de terre ou hip thrust), un mouvement de tirage pour équilibrer le haut du corps, et un travail de proprioception pour la stabilité. Deux séances de 45 minutes par semaine, si elles sont bien construites, peuvent faire une différence spectaculaire.

Voici un exemple de programme minimaliste mais redoutablement efficace, le « Programme Fondations des Alpes », réalisable avec un minimum de matériel :

  • Échauffement (10 min) : 5 minutes de cardio léger (vélo, rameur) suivies de mobilité dynamique ciblée sur les chevilles, les hanches et les épaules.
  • Exercice 1 – Goblet Squat (3×12-15 reps) : Tenir un poids contre sa poitrine force à garder le dos droit et à travailler la profondeur. C’est une excellente alternative au Front Squat.
  • Exercice 2 – Soulevé de Terre Roumain à une jambe (3×8-10 reps/jambe) : Crucial pour renforcer la chaîne postérieure (ischios, fessiers) et améliorer l’équilibre.
  • Exercice 3 – Tirage horizontal (Rowing) (3×12 reps) : Indispensable pour la santé du dos et des épaules, il compense le travail de poussée des jambes.
  • Finition proprioception (2 min) : Tenir en équilibre sur une jambe, yeux fermés, pendant 1 minute par côté pour affiner le contrôle neuro-musculaire.

Ce type de séance couvre tous les besoins fondamentaux du skieur. En vous y tenant de manière régulière, vous construisez un corps plus résilient, plus performant et surtout, mieux préparé à encaisser les contraintes d’une saison sur les skis.

Ne laissez pas une mauvaise technique ou une préparation insuffisante gâcher votre hiver. En appliquant ces corrections et en adoptant un programme intelligent, vous construisez un corps solide et durable, prêt à profiter pleinement et en toute sécurité des magnifiques montagnes suisses. Commencez dès maintenant.

Rédigé par David David Baumgartner, Préparateur physique avec Brevet Fédéral et coach personnel spécialisé en force et conditionnement. Fort de 10 ans d'expérience en salle et à domicile, il est expert en musculation fonctionnelle, kettlebells et optimisation d'espaces d'entraînement pour les particuliers.