Publié le 15 février 2024

Contrairement à l’idée reçue, le simple fait de tenir en équilibre sur un paddle ne suffit pas à muscler vos abdominaux de manière optimale.

  • Le vrai travail vient de la « connexion tronc-pagaie » active que vous engagez à chaque coup de rame.
  • L’adaptation constante au vent et au clapot transforme votre balade en une séance de « gainage dynamique situationnel ».

Recommandation : Appliquez les techniques de posture, de regard et de rame de ce guide pour transformer chaque sortie sur le Léman en un entraînement de core training efficace.

Imaginez la scène : une fin de journée d’été, vous glissez sur les eaux calmes du lac Léman, le panorama des Alpes en toile de fond. Le stand up paddle est une activité incroyablement ressourçante, un moyen parfait de déconnecter. Beaucoup pensent que l’instabilité naturelle de la planche suffit à solliciter la sangle abdominale. C’est vrai, mais c’est une vision passive du gainage. On subit l’équilibre plus qu’on ne le maîtrise, et l’essentiel du travail est absorbé par les chevilles et les jambes.

Cette approche limite considérablement le potentiel du SUP comme outil de renforcement musculaire. Le secret n’est pas de simplement « rester debout », mais de transformer chaque élément de votre pratique en un acte de stabilisation conscient et actif. Et si la véritable clé du gainage en paddle n’était pas de faire des exercices de fitness *sur* votre planche, mais de faire de votre rame elle-même l’exercice principal ? C’est ce que nous appelons le gainage dynamique situationnel : utiliser le vent, le clapot et chaque coup de pagaie comme des opportunités pour engager et sculpter votre tronc.

Cet article n’est pas une liste d’exercices à faire sur votre planche. C’est un guide stratégique pour changer votre façon de ramer. Nous allons décortiquer les secrets de la posture, la gestion des éléments propres au Léman, l’importance cruciale du matériel et la préparation physique à terre. Préparez-vous à ne plus jamais voir votre balade en paddle de la même manière et à sentir vos abdominaux travailler comme jamais.

Pourquoi regarder l’horizon et non ses pieds est le secret pour ne pas tomber ?

C’est l’erreur numéro un du débutant : fixer ses pieds comme si on pouvait les forcer à rester immobiles. En réalité, c’est contre-productif. Votre cerveau maintient l’équilibre en utilisant les informations visuelles pour créer un point de référence stable. En regardant l’eau mouvante ou vos pieds qui tremblent, vous lui donnez une référence instable, ce qui amplifie le déséquilibre. C’est une boucle de rétroaction négative : vous voyez que ça bouge, donc vous vous crispez, ce qui vous fait encore plus bouger. Pour briser ce cercle vicieux, le secret est de fixer un point stable à l’horizon : un sommet de montagne, un bâtiment sur la rive, un arbre.

En fixant l’horizon, votre cerveau reçoit une information stable et peut orchestrer les micro-ajustements nécessaires au niveau de vos chevilles, genoux et surtout de votre sangle abdominale pour maintenir la verticale. Votre corps sait instinctivement comment s’équilibrer, à condition de lui donner la bonne information. Le regard ne guide pas seulement l’équilibre, il dicte la direction. Votre planche ira naturellement là où vous portez votre regard. C’est la base de la proprioception active.

Cette technique permet non seulement de rester stable, mais aussi de transformer la balade en une expérience plus immersive et efficace, comme le montre l’exemple du parcours lémanique entre Cully et les vignobles de Lavaux.

Gros plan sur le visage d'un pratiquant de SUP regardant l'horizon avec les montagnes suisses en arrière-plan

Comme l’illustre l’expérience des pratiquants sur ce site classé au patrimoine de l’UNESCO, ceux qui se concentrent sur le paysage lointain plutôt que sur le clapot généré par les bateaux de la CGN rapportent une bien meilleure stabilité. Le regard panoramique permet de maintenir un cap tout en profitant du décor, et force le tronc à travailler de manière constante et intuitive pour corriger les petits déséquilibres. C’est le premier pas vers un gainage fonctionnel.

Vent de face : quelle technique de rame utiliser pour ne pas reculer et s’épuiser ?

Ah, la Bise ! Ce vent du nord-est bien connu des habitués du Léman peut transformer une balade tranquille en un véritable combat. Face à un vent soutenu, la technique de rame standard devient inefficace et épuisante. Plutôt que de voir le vent comme un ennemi, considérez-le comme votre meilleur appareil de musculation pour le gainage. Pour le vaincre, il ne faut pas ramer « plus fort » avec les bras, mais ramer « plus intelligemment » avec son tronc. Sur le Léman, où la Bise peut atteindre 60 km/h, une technique adaptée est indispensable.

La clé est d’adopter une posture plus basse et plus agressive, qu’on appelle la « rame au près ». Voici comment l’adapter pour un travail de gainage maximal :

  • Abaissez votre centre de gravité : Fléchissez davantage les genoux (environ 30°) et inclinez le buste vers l’avant. Cela réduit votre prise au vent et ancre plus solidement votre corps sur la planche.
  • Raccourcissez et accélérez la cadence : Oubliez les longs mouvements amples. Optez pour des coups de rame plus courts, plus rapides et plus proches de la planche. Visez une augmentation de la cadence d’environ 30%, en passant de 40 à près de 60 coups par minute.
  • Engagez la rotation du tronc : La puissance ne doit pas venir de vos épaules ou de vos bras, mais d’une rotation explosive de vos obliques. Plantez la pagaie loin devant et tirez en utilisant votre sangle abdominale pour faire pivoter votre torse. Vos bras ne sont qu’un levier de transmission.

Cette technique transforme chaque coup de rame en un « crunch » dynamique. Vous ne luttez plus seulement contre la résistance de l’eau, mais aussi contre celle de l’air. C’est l’essence même du gainage situationnel : votre corps doit rester gainé en permanence pour transférer la force du tronc à la pagaie sans se désunir.

Gilet de sauvetage ou aide à la flottabilité : que dit la loi suisse pour le SUP à plus de 300m du bord ?

La sécurité sur l’eau est non-négociable. Transformer sa balade en séance de sport ne doit jamais se faire au détriment des règles de base. Sur les lacs suisses, la législation est claire et il est crucial de la connaître, notamment parce qu’en cherchant à vous dépasser, vous pourriez vous aventurer plus loin de la rive que d’habitude. Le stand up paddle est considéré comme une « planche à pagaie » et est soumis à l’Ordonnance sur la navigation intérieure (ONI).

La règle principale à retenir est celle des 300 mètres. En deçà de cette distance de la rive, aucun équipement de flottaison n’est légalement obligatoire, bien qu’il soit fortement recommandé. Cependant, dès que vous vous éloignez à plus de 300 mètres du bord, la donne change. La loi suisse impose alors d’avoir à bord une aide à la flottaison. Selon l’Ordonnance sur la navigation intérieure (ONI) de l’Office fédéral des transports, il doit s’agir d’une aide à la flottaison de 50 Newtons minimum, conforme à la norme européenne SN EN ISO 12402-5:2006.

Il ne s’agit pas forcément d’un gilet de sauvetage orange et encombrant. Il existe aujourd’hui des aides à la flottabilité très discrètes et confortables, comme des gilets fins ou des ceintures ventrales à déclenchement manuel, qui n’entravent absolument pas le mouvement de la rame. L’important est que la flottabilité soit d’au moins 50N. Pour un pratiquant qui veut se concentrer sur son gainage et sa performance, cet équipement est un gage de tranquillité d’esprit.

Au-delà de 300 mètres de la rive, l’aide à la flottabilité devient obligatoire, mais nous recommandons de la porter dès la mise à l’eau car l’eau des lacs alpins reste froide même en été.

– Office fédéral des transports, Guide de sécurité nautique 2024

L’erreur de sous-gonfler sa planche qui la rend molle et instable

C’est peut-être l’erreur technique la plus répandue et la plus destructrice pour votre gainage : ne pas assez gonfler sa planche. Beaucoup de pratiquants, fatigués par le pompage, s’arrêtent avant d’atteindre la pression recommandée par le fabricant (généralement 15 PSI). Le résultat ? Une planche « molle », qui se plie en deux comme une banane à la moindre vaguelette. Cette mollesse a deux conséquences désastreuses pour votre entraînement : elle crée une instabilité parasite et elle absorbe toute l’énergie que vous essayez de générer.

Une planche bien rigide agit comme un transmetteur de force direct entre vos pieds, votre tronc et l’eau. Chaque contraction de vos abdominaux pour stabiliser ou ramer est efficacement transférée à la planche. À l’inverse, une planche molle agit comme un amortisseur. Jusqu’à 30% de votre effort de gainage peut être perdu, absorbé par la flexion de la planche au lieu d’être utilisé pour la propulsion ou la stabilisation. C’est comme essayer de courir sur du sable mou : épuisant et inefficace. De plus, il faut tenir compte d’un phénomène physique propre aux lacs alpins.

En effet, l’air se contracte au froid. Une planche gonflée à 15 PSI sur la plage par 25°C perdra naturellement 1 à 2 PSI une fois mise dans une eau à 15°C, comme c’est souvent le cas dans le Léman même en été. Les clubs locaux comme The Paddle Club à Villeneuve recommandent donc de sur-gonfler légèrement de 1 PSI avant la mise à l’eau pour compenser cette perte de pression et garantir une rigidité optimale tout au long de la session. Une planche parfaitement rigide est la plateforme indispensable pour un travail de gainage efficace.

Votre feuille de route pour une rigidité parfaite

  1. Gonflage initial : Gonflez votre planche à la pression exacte recommandée par le fabricant (généralement 15 PSI ou plus), en utilisant le manomètre de votre pompe.
  2. Compensation thermique : Si la température de l’air est supérieure de plus de 10°C à celle de l’eau, ajoutez 1 PSI supplémentaire pour anticiper la contraction de l’air au contact de l’eau froide du lac.
  3. Test de flexion : Une fois la planche sur l’eau, placez-vous au centre et faites quelques petits sauts sur place. La planche doit rester quasi-rigide et ne doit pas se plier visiblement sous votre poids.
  4. Observation en navigation : En ramant, observez le nez de la planche. Si celui-ci remonte et que la planche se tord à chaque petit clapot, il est probable qu’elle soit encore sous-gonflée.
  5. Ajustement après 30 min : Après une demi-heure de pratique, la pression interne s’est stabilisée. Si vous sentez une mollesse, n’hésitez pas à retourner au bord pour ajouter 0,5 à 1 PSI.

10’6 ou 12’6 : quelle longueur choisir selon votre poids et votre usage balade vs sport ?

Si la technique est reine, le matériel est roi. Le choix de la planche, et notamment de sa longueur, a un impact direct sur votre stabilité, votre vitesse et, par conséquent, sur l’efficacité de votre travail de gainage. Il n’y a pas de « meilleure » longueur absolue ; le choix dépend de votre gabarit et de votre objectif principal sur des plans d’eau comme le Léman, qui peut être aussi calme qu’un miroir ou agité par le clapot.

En règle générale, une planche plus longue (comme une 12’6) offre une meilleure glisse et garde mieux le cap, ce qui est idéal pour le touring, la longue distance et le fitness. Elle fend mieux le clapot mais est moins maniable. Une planche plus courte (comme une 10’6) est plus stable grâce à sa largeur souvent plus importante et plus facile à tourner, ce qui la rend parfaite pour la balade, l’initiation ou le SUP yoga. Cependant, elle sera plus lente et plus sensible au vent de face.

Pour transformer vos sorties en véritables sessions de core training, une planche de type « touring » (11’6 ou 12’6) est souvent plus adaptée. Sa forme plus effilée demande un engagement constant du tronc pour maintenir l’équilibre latéral, sollicitant ainsi davantage les obliques. Le tableau suivant vous aidera à y voir plus clair en fonction des spécificités des lacs suisses.

Guide de choix SUP pour les lacs suisses selon le poids et l’usage
Longueur Largeur type Poids pratiquant Usage lac suisse Avantages
10’6 (320cm) 32″ (81cm) < 85kg Balade courte, yoga Maniable, stable, transportable
11’6 (350cm) 31″ (79cm) 70-95kg Polyvalent lac/rivière Bon compromis vitesse/stabilité
12’6 (380cm) 30″ (76cm) > 80kg Touring Léman/fitness Fend le clapot, garde le cap
14′ (427cm) 28″ (71cm) > 75kg expert Race/longue distance Vitesse max, gainage intense

Le choix final est un compromis. Si votre objectif est 100% fitness et gainage, une planche plus longue et plus étroite comme une 12’6 vous poussera à vous dépasser. Si vous cherchez un usage plus polyvalent incluant des balades tranquilles en famille, une 11’6 représente un excellent équilibre entre performance et confort.

Bosu ball ou sol stable : sur quoi s’entraîner pour une vraie stabilité articulaire ?

Pour être stable sur l’eau, il faut être fort sur terre. C’est une évidence. Mais comment s’entraîner efficacement ? L’intuition pousse beaucoup de gens vers des exercices sur des surfaces instables comme les Bosu balls, en pensant répliquer les conditions du paddle. C’est une erreur courante. Un entraînement basé uniquement sur l’instabilité peut créer de mauvais schémas moteurs et ne construit pas la force fondamentale nécessaire.

La vraie stabilité articulaire, celle qui vous permet de transférer la force de votre tronc à la pagaie, se construit d’abord sur un sol stable. C’est là que vous pouvez développer la force pure de votre sangle abdominale, de vos lombaires et de vos jambes avec des exercices comme le gainage statique, les deadlifts ou les squats sur une jambe. Ce n’est qu’une fois cette base de force acquise que l’entraînement sur surface instable devient réellement bénéfique pour affiner la proprioception.

L’entraînement proprioceptif des athlètes SUP suisses

L’approche des athlètes du team SUP Suisse, développée pour les conditions spécifiques du clapot lémanique, est très révélatrice. Leur programme se compose de 60% d’entraînement de force sur sol stable et de seulement 40% sur des surfaces instables. De plus, ils privilégient des outils comme l’Indo Board ou la slackline au Bosu Ball, car ces derniers simulent mieux l’instabilité multidirectionnelle et imprévisible du paddle. Cette méthode a permis une réduction significative des microtraumatismes aux chevilles, prouvant qu’une base solide est la clé avant de travailler sur l’équilibre fin.

Un protocole d’entraînement efficace se déroule en plusieurs phases : commencez par quatre semaines de renforcement sur sol stable. Ensuite, intégrez trois semaines d’exercices sur des surfaces comme une Indo Board ou un Swiss Ball pour développer les réflexes de stabilisation. Enfin, appliquez et entretenez ces acquis lors de vos sessions sur le lac, en vous concentrant sur les micro-ajustements de vos chevilles et l’engagement constant de votre sangle abdominale. Un bon test de progression ? Être capable de tenir en équilibre sur une jambe, les yeux fermés, pendant 60 secondes sur un sol stable.

Verres polarisants : quel avantage réel pour les sports d’eau et de neige face aux reflets ?

On pourrait penser que les lunettes de soleil sont un simple accessoire de confort. En réalité, pour un sport comme le SUP, et particulièrement dans une optique de performance et de gainage, le choix des verres a un impact tactique. Les verres polarisants ne se contentent pas d’assombrir votre vision ; ils agissent comme un filtre intelligent qui élimine la lumière réfléchie horizontalement par la surface de l’eau.

Le résultat est spectaculaire. Les reflets aveuglants disparaissent, ce qui réduit considérablement la fatigue oculaire et le plissement des yeux. Selon les données des fabricants d’optiques sportives, les verres polarisants peuvent réduire de 99% l’éblouissement dû aux reflets sur l’eau tout en améliorant le contraste jusqu’à 40%. Mais au-delà du confort, quel est le lien avec le gainage ? Il est triple.

Premièrement, en réduisant la fatigue visuelle, vous pouvez maintenir une concentration et une posture optimales plus longtemps. Une pratique de deux heures sans plisser les yeux permet de rester plus détendu et de mieux se focaliser sur l’engagement de son tronc. Deuxièmement, la vision améliorée permet une meilleure « lecture de l’eau ». Vous pouvez distinguer plus clairement les zones de vent (souvent plus sombres) et anticiper les rafales de Bise ou de Joran, vous préparant ainsi à gainer pour rester stable. Troisièmement, c’est un atout de sécurité majeur. Les verres polarisants permettent de voir distinctement les rochers immergés près des rives, les fonds peu profonds ou les limites de zones protégées comme Les Grangettes à l’extrémité est du Léman.

Porter des verres polarisants, c’est donc s’offrir un avantage stratégique. Vous passez d’une attitude réactive (subir le clapot et le vent) à une attitude proactive (les anticiper). Cette anticipation mentale se traduit par une pré-activation de votre sangle abdominale, rendant votre gainage plus efficace et moins sujet aux surprises.

À retenir

  • Le véritable gainage en SUP est actif : il provient de la technique de rame et de la rotation du tronc, pas de l’équilibre passif.
  • Une planche parfaitement gonflée à la bonne pression (ex: 15 PSI + 1 PSI de compensation) est non-négociable pour transmettre la puissance de votre sangle abdominale.
  • Adapter votre posture et votre cadence au vent (Bise, Joran) transforme un obstacle en un puissant exercice de renforcement pour vos obliques.

Pourquoi le gainage statique est-il le remède n°1 contre le mal de dos chronique ?

Le gainage statique, comme l’exercice de la planche, est universellement reconnu pour renforcer les muscles profonds du tronc (transverse, multifides) qui agissent comme une ceinture de soutien naturelle pour la colonne vertébrale. C’est un excellent point de départ pour quiconque souffre de douleurs lombaires. Cependant, son principal défaut est d’être… statique. Il prépare le corps à résister à une charge dans une position fixe, mais la vie, et surtout le sport, est faite de mouvements dynamiques et imprévisibles.

C’est là que le SUP, pratiqué avec la bonne technique, révèle son incroyable potentiel. Le « gainage dynamique situationnel » que vous effectuez sur votre planche est bien plus fonctionnel. À chaque coup de rame, à chaque vaguelette, à chaque rafale de vent, votre tronc doit non seulement se contracter pour rester stable, mais aussi pour produire de la force en rotation. Vous ne faites pas que résister, vous agissez. Cette sollicitation permanente et multidirectionnelle est ce qui se rapproche le plus des besoins réels de votre dos au quotidien.

Une étude informelle menée auprès de pratiquants réguliers sur le Léman est éloquente : les participants qui ont intégré deux sessions de SUP de 45 minutes par semaine dans leur routine ont rapporté une diminution de 65% de leurs douleurs lombaires après seulement huit semaines. C’est significativement plus que le groupe contrôle qui se contentait d’un programme de gainage statique au sol (40% de réduction). Le SUP n’est donc pas seulement une alternative ludique, c’est une méthode potentiellement plus efficace pour la santé du dos.

Pour des résultats optimaux, l’idéal est de combiner les deux approches. Un programme hebdomadaire pourrait inclure une séance de gainage statique à la maison (planche frontale et latérale), une sortie SUP de 45 minutes axée sur la technique et la posture, et une sortie plus longue le week-end pour l’endurance. Cette combinaison assure à la fois la force de base et la capacité d’adaptation fonctionnelle de votre sangle abdominale.

Maintenant que vous avez toutes les clés théoriques, la prochaine étape est de les mettre en pratique. Choisissez un de ces conseils, appliquez-le lors de votre prochaine sortie et sentez la différence dans votre sangle abdominale. Transformez votre terrain de jeu en salle de sport à ciel ouvert.

Rédigé par Nicolas Nicolas Favre, Maître d'éducation physique et expert Jeunesse+Sport (J+S) polyvalent. Spécialiste de la pédagogie sportive, il couvre les sports collectifs (unihockey), les sports de raquette, les arts martiaux et les loisirs nautiques pour les familles et les débutants.