Publié le 12 mars 2024

Contrairement à une idée reçue, réussir sa transition de la route au trail en Suisse n’est pas une question d’endurance, mais de technique et d’intelligence de terrain.

  • La performance en côte ne vient pas de la course à tout prix, mais de l’alternance stratégique avec la marche active.
  • La protection des genoux en descente passe par un travail de renforcement excentrique ciblé, pas par un simple ralentissement.

Recommandation : Avant d’allonger les distances, concentrez-vous sur l’acquisition de ces compétences spécifiques à la montagne pour progresser durablement et sans blessure.

Le spectacle des Alpes suisses est une invitation permanente. Pour le coureur sur route, habitué au rythme régulier du bitume, l’idée de transposer sa passion sur les sentiers de montagne est aussi exaltante qu’intimidante. Le dénivelé semble insurmontable, les descentes périlleuses pour les genoux, et le terrain instable, une menace constante pour les chevilles. Face à ce défi, le réflexe commun est de penser qu’il faut simplement « être plus en forme » ou « courir plus longtemps ». On se concentre sur le cardio, l’endurance, en espérant que la force brute suffira à dompter la pente.

Pourtant, cette approche est souvent la cause des premières déconvenues : épuisement rapide, douleurs articulaires, et perte de plaisir. Et si la véritable clé n’était pas dans les poumons, mais dans la tête et les pieds ? Passer au trail running en Suisse n’est pas une simple extension de la course sur route ; c’est l’apprentissage d’un nouveau langage corporel, une rééducation technique pour dialoguer avec un environnement tridimensionnel et changeant. Il s’agit moins de lutter contre la montagne que d’apprendre à utiliser ses reliefs à son avantage, avec économie et intelligence.

Cet article n’est pas un plan d’entraînement de plus. C’est un guide de transition pensé par un traileur expérimenté pour le coureur sur asphalte. Nous allons déconstruire les mythes et vous donner les clés techniques et stratégiques pour aborder les sentiers suisses avec confiance, sécurité et, surtout, un plaisir décuplé. Des stratégies de montée à la gestion des descentes, en passant par le choix du matériel adapté au terrain helvétique, vous découvrirez comment transformer votre moteur de routier en un agile véhicule tout-terrain.

Pour naviguer efficacement à travers ces conseils essentiels, voici un aperçu des thématiques que nous allons aborder. Chaque section est conçue pour répondre à une interrogation précise du coureur qui souhaite franchir le pas vers les sentiers.

Marche ou course : pourquoi marcher dans les côtes raides est une stratégie de gagnant ?

Pour le coureur sur route, s’arrêter de courir est souvent perçu comme un échec. En trail, et particulièrement dans les Alpes suisses, c’est une compétence fondamentale. Face à une pente abrupte, s’obstiner à courir à petite foulée fait exploser la fréquence cardiaque pour un gain de vitesse minime, voire nul. La marche active, rythmée et puissante, devient alors une arme stratégique. Elle permet de conserver une allure quasi identique à celle d’une course lente, mais avec un coût énergétique bien moindre. C’est le principe de l’économie de geste, essentiel pour durer sur des formats longs.

L’exemple le plus parlant est celui des courses mythiques. Sur une épreuve comme Sierre-Zinal, la « course des cinq 4000 », même les athlètes de l’élite mondiale marchent dans les sections les plus raides du parcours. Ils ne le font pas par faiblesse, mais par calcul. L’énergie économisée en marchant dans un « mur » sera précieuse pour relancer sur les portions plus plates ou dans la descente finale. La technique consiste à se pencher légèrement en avant, à poser les mains sur les genoux ou les cuisses pour s’aider à pousser, et à adopter une respiration ample et régulière. C’est un mouvement puissant, pas une promenade de santé.

Technique de marche active avec bâtons sur pente raide alpine

Comme le montre cette image, lorsque les bâtons entrent en jeu, la poussée des bras s’ajoute à celle des jambes, transformant le coureur en une machine à grimper quadrupède. Apprendre à identifier le seuil de pente où la marche devient plus efficiente que la course est une des premières marques de l’expérience en trail. Oubliez votre ego de routier : en montagne, marcher est souvent le choix le plus intelligent.

Freinage excentrique : comment épargner vos quadriceps dans les longues descentes ?

Si la montée teste le moteur, la descente met à l’épreuve les freins. Un coureur sur route non préparé peut « casser » ses quadriceps en quelques kilomètres de descente technique. La raison ? Le travail musculaire excentrique. Lorsque vous descendez, vos quadriceps ne se contractent pas pour produire un mouvement, mais pour le retenir, pour freiner l’impact à chaque foulée. Ce travail de freinage est extrêmement traumatisant pour les fibres musculaires si elles n’y sont pas habituées, provoquant des micro-déchirures qui mènent aux fameuses « cuisses en bois ».

La solution n’est pas d’éviter les descentes, mais de préparer son corps à les encaisser. Le secret réside dans un renforcement musculaire spécifique qui simule ce stress. Il faut apprendre à vos muscles à être forts pendant qu’ils s’allongent. Des exercices comme les squats lents (en se concentrant sur la phase de descente), les fentes bulgares ou simplement la descente contrôlée d’escaliers sont incroyablement efficaces. Il ne s’agit pas de chercher la vitesse, mais la qualité du contrôle. Une descente bien gérée est fluide, légère, avec une cadence de pas élevée pour réduire l’impact de chaque appui.

L’objectif est de passer d’un mode où l’on subit la pente avec des appuis lourds et freinants, à un mode où l’on danse avec elle. En Suisse, les infrastructures se prêtent magnifiquement à un entraînement progressif. Intégrer la descente comme une séance à part entière est le meilleur investissement pour pouvoir profiter des panoramas sans finir avec des douleurs invalidantes pour le reste de la semaine.

Plan de renforcement progressif pour vos descentes

  1. Semaine 1-2 : Profitez des escaliers des gares CFF ou des parkings pour réaliser 2 séries de 10 descentes lentes et contrôlées.
  2. Semaine 3-4 : Intégrez des sorties sur les pentes douces des vignobles, comme dans le Lavaux, avec 3 séries de 15 minutes de descente à allure très modérée.
  3. Semaine 5-6 : Utilisez les parcours Vita locaux, qui offrent souvent de courtes buttes, pour faire un circuit complet en vous concentrant sur la technique en descente.
  4. Semaine 7-8 : Programmez une sortie de 45 minutes sur les sentiers forestiers du Plateau, en alternant montées et descentes pour habituer le corps aux changements.
  5. En complément : Réalisez deux fois par semaine des exercices de squats excentriques et de fentes bulgares à la maison.

Flasques ou poche à eau : quel système choisir pour boire sans s’arrêter ?

En trail, l’hydratation n’est pas une option, c’est une ligne de vie. Contrairement à la route où une ceinture porte-bidon suffit, la montagne demande un système plus intégré qui permet de boire sans casser son rythme. Deux grandes écoles s’affrontent : les flasques souples (soft flasks) et la poche à eau (ou Camelbak). Le choix dépendra de la distance, de vos préférences et de la logistique de votre sortie.

Les flasques, généralement de 500 ml, se portent à l’avant du sac de trail, sur les bretelles. Leur principal avantage est la facilité de remplissage et la visibilité sur la quantité restante. Elles permettent aussi de varier les boissons (une d’eau, une d’électrolytes). En se vidant, elles se compressent et ne créent pas de bruit de « floc-floc ». C’est le système le plus polyvalent et le plus populaire pour les distances courtes à moyennes (jusqu’à 40-50 km).

La poche à eau, d’une capacité de 1,5 à 2 litres, se loge dans le dos. Elle offre une grande autonomie pour les longues sorties en autosuffisance. Le tuyau permet de boire de petites gorgées très régulièrement. Cependant, son remplissage est moins aisé, il est difficile d’évaluer la quantité restante et son nettoyage est plus contraignant. Un atout majeur du contexte suisse est que le réseau exceptionnel de fontaines publiques en Suisse permet souvent de partir plus léger. Avec plus de 1200 fontaines d’eau potable référencées sur les sentiers, deux flasques de 500 ml peuvent suffire pour de nombreuses traversées, en planifiant simplement les points de ravitaillement. Pour un débutant, la flexibilité des flasques est donc souvent le choix le plus judicieux pour commencer.

L’erreur de négliger la proprioception qui mène à l’entorse sur terrain instable

Sur le bitume, le sol est prévisible. Chaque foulée est identique à la précédente. En trail, chaque appui est unique. Racine, pierre instable, dalle humide, terrain boueux… Le sol est un chaos organisé que le corps doit apprendre à décrypter en une fraction de seconde. Cette capacité à sentir la position de son corps et de ses membres dans l’espace, et à ajuster la contraction musculaire en temps réel, s’appelle la proprioception. C’est le « cerveau des pieds », un sixième sens que tout trailer doit développer.

Négliger la proprioception, c’est courir « en aveugle » sur le plan neuromusculaire et s’exposer directement à l’entorse de la cheville. Le cerveau reçoit une information erronée du terrain, la réponse musculaire est trop lente ou inadaptée, et l’articulation bascule. Le travail de la proprioception consiste donc à éduquer ce système de communication entre les pieds et le cerveau pour le rendre plus rapide et plus précis. Cela passe par des exercices d’équilibre sur des surfaces instables (coussin, bosu) mais aussi, et surtout, par une pratique consciente sur le terrain.

Vue subjective d'un coureur analysant le terrain technique devant lui

Cette vue subjective illustre parfaitement l’intelligence de terrain : le coureur n’attend pas d’être sur l’obstacle pour réagir, il anticipe. Son regard ne se pose pas juste devant ses pieds, mais 3 à 5 mètres en avant, scannant le sentier pour choisir la meilleure trajectoire et préparer ses appuis. Il s’agit de développer une « cartographie mentale » instantanée du chemin. En variant les types de terrains à l’entraînement, vous construisez une bibliothèque de sensations qui rendra vos réactions plus instinctives et sécurisantes.

Exercices pratiques pour développer votre proprioception sur le terrain

  1. En forêt : Trouvez une grosse racine stable et tenez en équilibre dessus pendant 30 secondes sur chaque pied. Répétez 3 fois.
  2. Sur un pierrier : Choisissez des pierres bien ancrées et effectuez des petits sauts latéraux contrôlés de l’une à l’autre, en vous concentrant sur la stabilité à la réception.
  3. Dans un pâturage : Courez lentement sur le terrain herbeux et irrégulier, en intégrant de légers changements de direction pour forcer l’adaptation.
  4. Sur un sentier facile et sûr : En marchant très lentement, essayez de fermer les yeux pendant 5 secondes pour sentir le travail de vos chevilles.
  5. Après chaque sortie : Terminez par 3 séries d’une minute d’équilibre sur un pied sur une surface instable (un coussin, une serviette pliée).

Quand sortir les bâtons et comment les ranger rapidement en course ?

Les bâtons de trail sont un sujet qui divise. Inutiles pour certains, indispensables pour d’autres. La vérité est qu’ils sont un outil, et comme tout outil, leur utilité dépend de la tâche à accomplir. Pour un coureur sur route qui découvre le dénivelé, ils peuvent être un atout considérable, à condition de savoir quand et comment les utiliser. Leur principal avantage est de répartir l’effort entre les bras et les jambes en montée, soulageant les cuisses et stabilisant le corps. En descente, ils peuvent offrir des points d’appui supplémentaires et sécuriser l’équilibre, mais leur maniement demande plus de technique.

Alors, quand faut-il les prendre ? Une bonne règle empirique est de considérer leur utilité sur des sorties présentant un dénivelé positif important et concentré. Selon l’expérience des courses alpines suisses, les bâtons deviennent pertinents dès que l’on affronte des montées de 800 à 1000m de D+ sur une courte distance. Pour une sortie vallonnée sur les crêtes du Jura, ils seront probablement plus encombrants qu’utiles. Pour l’ascension vers une cabane dans le Valais, ils seront vos meilleurs alliés.

Un aspect crucial, souvent négligé, est l’étiquette de leur usage sur les sentiers partagés suisses. Sur un chemin étroit, des bâtons qui se balancent peuvent être dangereux pour les autres randonneurs. La courtoisie alpine veut que l’on range ou que l’on tienne ses bâtons à la verticale, pointes vers le bas, lors d’un croisement. Sur les portions plates ou peu pentues où l’on court, les bâtons doivent être rangés pour avoir les mains libres. Les sacs de trail modernes proposent des systèmes de portage rapides (carquois, attaches élastiques) qui permettent de dégainer et de ranger ses bâtons en quelques secondes, sans avoir à retirer le sac.

Courbes de niveau : comment anticiper la difficulté du terrain avant d’y mettre les pieds ?

L’une des plus grandes différences entre la route et le trail est la nécessité de la planification. Partir sur un sentier inconnu sans avoir étudié le parcours est le meilleur moyen de se retrouver en difficulté. L’outil le plus puissant à votre disposition est la carte topographique et son élément clé : les courbes de niveau. Ces lignes imaginaires qui relient tous les points de même altitude sont le véritable ADN du terrain. Apprendre à les lire, c’est comme apprendre à lire le futur de votre sortie.

Le principe est simple : plus les courbes de niveau sont rapprochées, plus la pente est raide. Des courbes très espacées indiquent une zone plate ou une pente douce, idéale pour courir. Des lignes si serrées qu’elles semblent fusionner sont le signe d’un « mur » ou même d’une falaise. Des outils comme l’application SuisseMobile sont devenus indispensables. Ils permettent non seulement de visualiser le tracé, mais aussi d’afficher le profil altimétrique du parcours. En un coup d’œil, vous pouvez identifier les longues montées, les descentes techniques et les sections de répit. C’est essentiel pour gérer son effort, planifier son ravitaillement et estimer un temps de parcours réaliste (qui n’a plus rien à voir avec vos chronos sur 10 km plat).

En Suisse, cette lecture est d’autant plus riche qu’elle peut être corrélée avec le système de balisage des sentiers de randonnée. Un sentier balisé en jaune correspondra généralement à des zones de courbes espacées, tandis qu’un balisage rouge et blanc indiquera un sentier de montagne où les courbes se resserrent. Le bleu et blanc est réservé aux itinéraires alpins, souvent synonymes de courbes extrêmement serrées et de passages exposés.

Corrélation entre courbes de niveau, balisage et difficulté en Suisse
Espacement courbes (carte 1:25000) Pente estimée Balisage probable Difficulté trail
>20mm <15% Jaune Facile, course possible
10-20mm 15-25% Rouge/blanc Modéré, alternance marche/course
5-10mm 25-40% Rouge/blanc Difficile, marche technique
<5mm >40% Bleu/blanc Très difficile, usage des mains

Votre plan d’action pour lire un profil sur SuisseMobile

  1. Étape 1 : Ouvrez l’application SuisseMobile sur votre téléphone ou ordinateur et sélectionnez ou tracez votre itinéraire.
  2. Étape 2 : Activez l’affichage du profil altimétrique, qui apparaît généralement en bas de l’écran.
  3. Étape 3 : Identifiez les « murs » en repérant les sections présentant une pente supérieure à 30% sur moins de 500 mètres de distance.
  4. Étape 4 : Repérez les zones de récupération, caractérisées par une pente inférieure à 5% sur plus d’un kilomètre.
  5. Étape 5 : Mettez en corrélation le profil avec le type de sentier indiqué par le balisage (jaune pour facile, rouge/blanc pour montagne, bleu/blanc pour alpin).

L’erreur d’utiliser ses chaussures de route pour courir dehors qui les détruit en un mois

C’est peut-être l’erreur la plus commune et la plus coûteuse du débutant : penser que ses excellentes chaussures de running pour le bitume feront l’affaire en montagne. Une chaussure de route est conçue pour l’amorti et la légèreté sur une surface uniforme. Sa semelle est lisse et son mesh, fin et aéré. Utilisée sur un sentier, elle se transforme en savonnette au premier passage boueux et son tissu délicat sera déchiqueté par les pierres et les racines en quelques sorties. Investir dans une paire de chaussures de trail n’est pas une coquetterie, c’est une nécessité pour la sécurité et la durabilité de votre matériel.

Une chaussure de trail se distingue par trois éléments clés. Premièrement, la semelle externe : elle est dotée de crampons proéminents pour l’accroche sur terrain meuble. Deuxièmement, la protection : elle intègre un pare-pierres à l’avant pour protéger les orteils des chocs et possède souvent une tige plus robuste. Enfin, la stabilité : sa structure est pensée pour maintenir le pied sur un sol irrégulier. Le choix du modèle dépendra ensuite du type de terrain que vous fréquentez le plus.

Comparaison côte à côte de semelles de chaussures trail et route

La différence est flagrante. En Suisse, cette adaptation au terrain est primordiale. Les sentiers boueux du Jura ou des Préalpes fribourgeoises en automne exigeront des crampons agressifs (5-6 mm) pour ne pas glisser. À l’inverse, pour courir sur les grandes dalles de granit sèches du Tessin ou du Valais en été, une gomme très adhérente (type « sticky ») avec des crampons plus bas mais une plus grande surface de contact sera plus efficace et sécurisante. Choisir la bonne chaussure, c’est s’offrir la confiance nécessaire pour s’engager pleinement sur le sentier.

À retenir

  • En trail, la marche en côte n’est pas un aveu de faiblesse mais une stratégie d’économie d’énergie utilisée même par les élites.
  • La prévention des douleurs en descente passe par un renforcement excentrique ciblé des quadriceps, bien plus que par le simple fait de ralentir.
  • La planification est essentielle : l’analyse des cartes (SuisseMobile) et le choix d’un équipement adapté au terrain (chaussures, hydratation) sont des prérequis à la sécurité.

Comment progresser en running sur les reliefs suisses sans se blesser aux genoux ?

Nous avons vu les pièces du puzzle : la gestion de l’effort en montée, la technique de descente, la proprioception, la planification et le matériel. Maintenant, comment assembler tout cela pour construire une progression harmonieuse et durable sur les sentiers suisses ? La clé est d’adopter une approche globale où la sécurité et le respect de l’environnement sont aussi importants que la performance. La montagne est un terrain de jeu magnifique mais exigeant, qui ne tolère pas l’improvisation.

La progression passe par l’utilisation intelligente des atouts uniques de la Suisse. Le réseau de transports publics (CFF, cars postaux) est un allié incroyable. Il vous permet de réaliser des traversées ambitieuses sans vous soucier de devoir revenir à votre point de départ. Vous pouvez ainsi découvrir de nouveaux horizons et augmenter progressivement la difficulté, tout en ayant toujours une « porte de sortie » (une gare, un arrêt de bus) à proximité en cas de fatigue, de blessure ou de météo changeante. Cette flexibilité est un gage de sécurité immense.

Progresser, c’est aussi apprendre à faire partie de l’écosystème montagnard. Cela implique de connaître et de respecter quelques règles de bonne conduite. La montagne n’est pas un stade. La priorité est toujours donnée à celui qui monte, on ralentit et on salue les randonneurs que l’on croise, on contourne largement les troupeaux et on referme les barrières derrière soi. C’est ce savoir-vivre qui garantit que la cohabitation entre tous les usagers reste un plaisir. Enfin, la sécurité ultime repose sur la préparation : toujours consulter la météo, informer quelqu’un de son itinéraire, et avoir dans son téléphone le numéro de la garde aérienne suisse de sauvetage, le 1414, pour les urgences en montagne.

Votre prochaine étape est désormais claire. Il ne s’agit pas de viser immédiatement un ultra-trail, mais de mettre en pratique ces nouvelles compétences. Choisissez un itinéraire balisé et adapté à votre niveau sur SuisseMobile, préparez votre sac avec le matériel adéquat, et lancez-vous sur les sentiers pour expérimenter, en toute sécurité, le plaisir unique de courir en montagne.

Rédigé par Elodie Elodie Monnier, Coach Swiss Triathlon et spécialiste des sports d'endurance (Running, Trail, Triathlon). Ancienne élite nationale, elle accompagne depuis 9 ans les sportifs amateurs dans la préparation de courses populaires comme l'Escalade, Sierre-Zinal ou les triathlons lémaniques.